AIKI-BUKIKAI - Alexandre Talanda


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La pratique: avec quoi

Comment nouer sa ceinture

Coment plier son HAKAMA

Saisies / Saisies arrièresFormes d'attaques / Frappes

Compter en Japonais

Les notions fondamentales à parfaire au cours de la pratique

Classification en fonction de l'attitude de départ

Précautions à prendre lors de l'entraînement

Histoire des Armes

Techniques de base

Tai no henko et Kokyuho

Ikkyo à Sankyo

Shironage, Kotegaeshi

IriminageTai no henko

Koshinage

Kokyuho

Kokyunage

Omote" et "ura

 

Techniques de base

par Morihiro SAITO Sensei

L'importance des techniques de base

 

On ne saurait trop insister sur l'importance d'une solide compréhension des techniques de base. Beaucoup d'écoles d'aïkido enseignent d'abord le ki no nagare, ou techniques fluides.
Dans ce type d'entraînement, les techniques sont exécutées dans le mouvement, ignorant totalement la pratique de base dans laquelle on se laisse saisir fermement. Ce genre de pratique pré-arrangée ne réussit que si les deux partenaires coopèrent complètement.

Cependant, des problèmes apparaissent lorsque des élèves habitués uniquement à cette sorte de pratique se trouvent confrontés à un adversaire fort qui refuse de coopérer. La pratique du seul ki no nagare ne permet pas d'être préparé à la puissance et à la détermination d'une attaque réelle. Les attaques typiques de cette pratique sont faibles, mal dirigées, et sont monnaie courante dans l'aïkido moderne.

Pourtant, cette méthode va directement à l'encontre des principes martiaux enseignés par le fondateur.
Ceux qui pratiquent les techniques de base, au lieu de se concentrer exclusivement sur le ki no nagare, apprennent à réagir sur des attaques de plus en plus fortes.

Pour atteindre ce but, les pratiquants doivent veiller à saisir leur partenaire fermement et avec sincérité. S'il ne peut pas bouger, il faut alors diminuer la puissance de l'attaque jusqu'à ce qu'il puisse exécuter une technique convenable. Il faut toujours adapter l'intensité de l'attaque au niveau du partenaire.

 

 

La position Hanmi

Dans la pratique de base, toutes les techniques commencent à partir de la position hanmi, ou position triangulaire.

En aïkido, dans la position hanmi, le pied avant est dirigé vers l'avant et le pied arrière est dirigé vers le côté, perpendiculairement au premier. Un hanmi correct permet de bien tourner les hanches et de changer rapidement de position tout en restant stable.

Les deux positions les plus communes sont gyaku hanmi (position contraire) et ai hanmi (position identique). Dans gyaku hanmi, les deux partenaires ont le pied opposé, droit pour l'un, gauche pour l'autre, placé devant. Dans ai ils ont tous les deux le même pied, droit ou gauche, avancé. Cette distinction est très importante car, dans la plupart des cas, le fait d'adopter le bon hanmi est déterminant pour réussir à exécuter les techniques.

Les Atemi

 

Le manque de pratique des atemi, ou frappes aux point vitaux, est une lacune largement répandue dans l'entraînement d'aujourd'hui.

Les atemi sont utilisés pour affaiblir ou neutraliser l'attaque d'un adversaire afin de créer la condition favorable à l'exécution d'une technique. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles il est pratiquement impossible de déséquilibrer suffisamment un adversaire puissant pour lui appliquer une technique si on n'a pas recours à l'atemi.

Ceux qui affirment que l'utilisation de tels coups destinés à faire diversion est trop violente, ou est contraire à " l'esprit de l'aïkido ", ignorent les fondements mêmes de l'aïkido du fondateur, qui a beaucoup insisté sur leur nécessité dans l'entraînement.
Les atemi constituent une part essentielle des techniques de base et des techniques  avancées, et ne doivent pas être omis dans la pratique.

Tai no henko et Kokyuho

Le fondateur commençait toujours les séances d'entraînement par les exercices tai no henko et  morotedori kokyuho. Il terminait chaque entraînement par suwari waza kokyuho. Tai no henko constitue la base des mouvements ura, ou mouvements tournants, et les deux kokyuho, ou méthodes respiratoires, enseignent la respiration correcte, la coordination juste du corps, et la manière d'étendre puissamment le ki.

Dans l'apprentissage de l'aïkido, on ouvre la main pour étendre le ki à travers le bras. Ecarter les doigts est le moyen d'apprendre les techniques de base, une forme d'entraînement qui permet d'exécuter les mouvements sans utiliser aucune force. Ecarter les doigts lorsque le poignet est saisi de façon soudaine le rend plus dense et donne un avantage. Les personnes qui étudient la self-défense  apprennent à ouvrir la main quand ils sont saisis parce que le bras devient alors plus difficile à tenir.
Le ki est quelque chose qui s'acquiert naturellement à travers la pratique correcte des bases. Si on se tracasse trop à son sujet, on se trouvera soi-même dans l'incapacité de bouger. Le ki se développe naturellement avec un entraînement correct. Une fois le ki développé, il circule librement à travers  les mains, même si les doigts sont relâchés.

Ikkyo à Sankyo

 

Le fondateur considérait les techniques de ikkyo jusqu'à sankyo comme des mouvements préparatoires à l'aïkido.
Dans ikkyo, le corps se fortifie ; dans nikyo, le poignet est plié vers l'intérieur pour stimuler et renforcer l'articulation ; dans sankyo, le poignet est tordu dans le sens contraire, vers l'extérieur. A travers la pratique de ces techniques, on développe un corps suffisamment fort pour vaincre un ennemi d'un seul coup.

Ces techniques de base constituent une préparation. L'entraînement aux techniques de l'aïkido débute par elles.

Un autre élément essentiel de l'entraînement aux bases de l'aïkido est la maîtrise des mouvements en entrant (omote) et en tournant (ura). Si on décide d'avancer, il faut le faire totalement. Si on décide de pivoter sur l'arrière, on doit le faire complètement. Il est difficile d'avancer après avoir paré un coup, à moins d'avoir un avantage physique. Ainsi, on pivote chaque fois que cela est nécessaire, comme on le fait quand on est incapable de bloquer une attaque.

Lorsque on est attaqué par derrière, on doit pivoter. La pratique des techniques en tournant est également indispensable pour apprendre à se déplacer librement.

Takemusu Aiki

 

Ces derniers temps, le terme takemusu aiki a été largement employé, mais il semble que peu de gens en comprennent la signification. Takemusu aiki fait référence à un état où les techniques jaillissent sans fin, résultat de l'étude des principes de l'aïkido.

Dans l'entraînement de l'aïkido, qui inclut les techniques à mains nues ainsi que l'aïki ken et l'aïki jo, il est important de faire nettement certaines distinctions.

Ainsi, on doit établir la distinction entre ikkyo et nikyo, entre omoteet ura, entre les techniques de base et les techniques en ki no nagare, ainsi qu'entre les niveaux progressifs d'entraînement.

On doit également faire la distinction entre l'étude des techniques de même groupe et l'étude des applications (oyowaza).
…………………………………

Lors d'un récent voyage en Italie, j'ai essayé de faire autant de techniques que je le pouvais. En me concentrant uniquement sur les techniques de base, les techniques en ki no nagare, les variantes et les applications, j'ai réussi à en faire plus de quatre cents. Je suis sûr que ce nombre aurait atteint plus de six cents si j'y avais inclus les techniques à genoux, les techniques en hanmihandachi (attaquant debout, défendant à genoux) et les contre-techniques.

Aussi brillant soient leurs écrits à propos de takemusu aikido, les personnes qui les rédigent doivent avant tout être capables d'exécuter elles-mêmes ces prodigieuses techniques pour être des enseignants crédibles. C'est en continuant à pratiquer assidûment selon la méthode traditionnelle qu'on  atteint le niveau où il est possible d'exécuter un nombre illimité de techniques d'aïkido, depuis les techniques de base jusqu'aux plus avancées.

L'importance que revêt la période Iwama dans l'évolution de l'aïkido est expliquée dans le bref historique du Tome 1 de la série Takemusu Aikido. A Iwama, dans la  préfecture d'Ibaragi, loin de l'agitation des villes, le fondateur se consacra en effet corps et âme à son entraînement.
Il transforma les techniques linéaires du  Daito-Ryu Aïkijujutsu qu'il avait apprises avec Sokaku Takeda en techniques d'aïkido souples et fluides.

Durant cette période, le fondateur se concentra également sur la pratique de l'aïkiken (sabre) et de l'aïkijo (bâton) et sur la corrélation entre le ken, le jo et le taijutsu (techniques à mains nues). Les mouvements du sabre, en particulier, devinrent le fondement du taijutsu du fondateur.

 En combinant les techniques d'armes et les techniques à mains nues, il créa une infinité de techniques adaptées à des situations précises. C'est ce que le fondateur appelait "takemusu aïki".

La maîtrise des techniques de base, qui trouvent leur origine dans l'aïkiken, est indispensable pour atteindre ce niveau de  pratique "takemusu aïki".

Shironage, Kotegaeshi

La relation armes/mains nues

Shihonage est entièrement basé sur les principes du sabre et représente une technique fondamentale en aïkido. Quiconque exécute correctement shihonage devient habile en aïkido.

Le fondateur affirmait également que l'on ne pratique jamais assez shihonage. Kotegaeshi est nécessaire pour entraîner les poignets et fortifier les articulations. Il est important de pratiquer kotegaeshisur les attaques katadori et yokomenuchi pour comprendre les principes sous-jacents qui relient le ken, le jo et le taijutsu.

Ces techniques et les mouvements shihonage mentionnés plus haut doivent faire partie de l'entraînement. Les techniques kotegaeshi ont un point commun avec le deuxième kumitachi ou techniques de sabre à deux. Exécuter yokomenuchi kotegaeshi avec la sensation de pratiquer le deuxième ou le quatrième kumitachi permet de reproduire une technique à la fois belle et fluide. Donc, pratiquer les dits kumitachi en gardant en mémoire yokomenuchi kotegaeshi et katadori kotegaeshi donne la capacité d'effectuer un mouvement d'entrée rapide dans les techniques en taijutsu.

Le fondateur associait toujours le ken et le taijutsu. Il avait coutume de dire : "Les deux ne font qu'un ! Les deux sont identiques !" L'aïkido est issu de l'union de la pratique du taijutsu et de la pratique des armes. C'est ce que O Sensei enseignait à Iwama.
Il faut absolument mettre l'accent sur la pratique à mains nues et la pratique des armes pour rester fidèle aux enseignement du Maître. C'est en gardant cela présent à l'esprit que l'on est amené à comprendre la relation qui existe entre les techniques du ken, du jo et du taijutsu lorsque l'on exécute shihonage et kotegaeshi.

 

Iriminage

Travail contre plusieurs adversaires

Iriminage est l'essence même de l'aïkido. Avec iriminage on peut réagir contre plusieurs adversaires et contrôler une attaque puissante en utilisant un minimum de force. Comme kokyunage, iriminage représente l'étape ultime et l'essence de l'aïkido.

Dans iriminage, le principe de base consiste à projeter son adversaire dans la direction d'un autre assaillant, quelque soit le côté par lequel celui-ci se présente. Les techniques en ki no nagare sont là pour répondre à ce genre de situation.
Avec ki no nagare on peut changer à volonté la direction dans laquelle on projette. D'autre part, en ki no nagare, on s'harmonise habilement avec le partenaire pour guider sa force de manière à ce qu'il ne puisse pas s'échapper en tournant.

Pour accomplir cela, il faut garder les hanches stables. Si les hanches ne sont pas stables on perdra l'équilibre lorsque l'on essaiera de guider une attaque puissante.

Le fondateur répétait toujours: "Pratiquez tai no henko pour développer la stabilité de vos hanches". Tai no henko constitue la base des techniques ura ou techniques d'ouverture en tournant et sa pratique rend capable de guider l'attaque d'un adversaire puissant. Il ne faut pas omettre de développer la stabilité des hanches pour être en mesure de contrôler toutes sortes d'attaques puissantes.
 Ainsi, l'aïkido que l'on pratiquera sera en accord avec les enseignements de O Sensei.

Tai no henko

Quelqu'un m'a un jour posé la question suivante : "Quel type d'entraînement me permettrait de devenir plus fort en Aikido ? ". Dans le cinquième paragraphe sur l'entraînement, à la page 8 de son livre Budo, le fondateur a écrit : " La pratique quotidienne commence avec tai no henko. Vous devez progressivement augmenter l'intensité de votre pratique et utiliser votre corps de façon naturelle ".

Le fondateur donnait des explications sur chacune des nombreuses techniques de l'Aikido.
Je pense qu'en étudiant la grande quantité de documents que l'on a sur O-Sensei, ce genre de questions trouvera naturellement sa réponse.

Koshinage

 

En ce qui concerne koshinage, le fondateur nous faisait souvent rire lorsqu'il disait : " Il n'y a rien de plus facile que projeter avec koshinage. Je ne me fatigue jamais, quelque soit le nombre de projections que j'effectue. Je n'éprouve aucune fatigue, même si je projette du matin au soir ! ".

Tous ceux qui rencontrent des difficultés dans l'exécution de koshinage doivent absolument méditer sur ces paroles de Maître Ueshiba.

Kokyuho

 

Parmi les techniques que j'explique dans le Tome 3, il y a suwariwaza kokyuho et morotedori kokyuho. Les techniques kokyuho sont essentielles à l'Aikido. Si on enlevait kokyuho à l'Aikido, c'est comme si on retirait la force dans le Sumo.
Dans la base, il y a des distinctions très nettes dans les mouvements kokyuho et il faut absolument maîtriser complètement ces différences.
Dans votre entraînement quotidien vous devez avant tout étudier ces deux groupes de techniques kokyuho.

Kokyunage

 

Comme pour les autres mouvements d'Aikido, les techniques kokyunage comporte la forme de base, les applications et les variantes selon la forme d'attaque.
Ces techniques ont été utilisées à travers les âges dans des combats réels afin de contrôler plusieurs adversaires pour permettre à quelqu'un de se sortir d'une situation difficile.

Par conséquent, je classe kokyunage parmi les techniques les plus efficaces en situation réelle.

Pour exécuter les techniques kokyunage, il est primordial de tourner vos hanches à partir d'une position hanmi correcte et c'est bien sûr valable pour les autres techniques d'Aikido.

Il faut avoir étudié longtemps, de nombreuses années d'entraînement, pour maîtriser toutes les subtilités de ces mouvements de hanche. Je reconnaît tout de suite les pratiquants qui ont négligé la pratique des kokyunage, tout simplement parce qu'ils ne bougent pratiquement pas les hanches. J'ai coutume de dire à ces pratiquants que leurs hanches sont " mortes ".

Les mouvements de hanches que l'on utilise dans les kokyunage sont les mêmes que ceux que l'on utilise dans les techniques d'armes. C'est la raison pour laquelle j'aimerais vraiment que les pratiquants accordent suffisamment d'importance à ces  mouvements fondamentaux par égard pour leur propre entraînement et la préservation intacte des techniques d'Aikido.

 

 

 

 

 

 

 

Omote et ura

 

La plupart des techniques seront étudiées sous leur forme "omote" et "ura". On traduit souvent ces deux mots par "positif" et "négatif", ce qui est bien pratique quoique du point de vue de la nuance, "omote" et "ura" soient plutôt "recto" et "verso", "pile" et "face", c'est-à-dire  deux aspects complémentaires d'une même chose.

En général et globalement : "Omote" prendra la forme d'une technique qui rentre sur le  partenaire sans donner à l'attaque la possibilité de se développer. "Ura" prolongera cette attaque, la détournera et guidera l'action sur l'extérieur du partenaire.

 

Les Armes

L'aïkido et la pratique des armes (BUKI-WAZA)

 

L'étude du maniement - au moins de base - des armes traditionnelles est consubstantielle à la pratique de l'Aïkido : il s'agit essentiellement du BOKEN et du JO.

L'Aïkido prépare également le pratiquant à la situation d'une agression à l' "arme blanche" : cette étude se fait à l'aide d'un couteau de bois : TANTO.

On ne peut apprendre sérieusement à faire face à une attaque armée si l'on connaît soi-même le maniement de base de l'arme en question. Outre l'élargissement des capacités d'auto-défense, la pratique régulière des armes procure nombre d'autres bénéfices.

Le KEN signifie le sabre en général, c'est à dire l'escrime. Chaque type de sabre porte un nom particulier : Tachi (sabre long), Katana (sabre "moyen", le plus courant), Wakizachi (sabre court, porté à la ceinture avec le Katana). L'art du KEN est presque aussi ancien que le Japon lui-même. Des milliers d'écoles ont vu le jour au cours des âges et les techniques ont connu d'innombrables évolutions, de même que la forme des sabres au gré de l'évolution des techniques de forge et des besoins des utilisateurs.

On retiendra simplement que c'est le sabre " moyen " ou Katana qui a connu le plus grand développement dans la pratique et s'est répandu, à partir du XVIème siècle comme l'arme la plus couramment employée par la classe des guerriers (BUSHI). C'est aussi celle qui a fait l'objet des plus grands soins et perfectionnements techniques de la part des forgerons, au point que les lames de Katana authentiques sont des objets de collection très recherchés.

Le KEN-JÜTSU est l'ensemble des techniques de maniement du sabre. Plusieurs écoles de KEN-JÜTSU survivent encore aujourd'hui au Japon, la plupart des secrets techniques étant transmis dans un contexte familial. La suppression de la classe des Samouraïs à la fin du XIXème siècle, et l'interdiction consécutive de porter le sabre dans les lieux publics, a favorisé la reconversion de générations d'anciens guerriers vers d'autres métiers. La préservation du capital technique des écoles s'est effectuée sous le signe d'une transformation qui a donné naissance à un art de perfectionnement de soi, à valeur éducative, dépouillé de ses finalités guerrières : le IAÏ-DO, ou l'"art de couper en dégainant" (à partir de la position assise). Le IAÏ-DO est de plus en plus étudié par des pratiquants d'Aïkido désireux d'approfondir leurs connaissances dans les origines des arts martiaux, ou tout simplement intéressés aux bénéfices personnels (maîtrise de soi, précision, concentration) que peut leur procurer une telle discipline. Il s'agit cependant d'une discipline à part entière, et qui ne s'étudie pas de la même manière que l'Aïkido. Le IAÏ-DO s'étudie soit avec un véritable Katana, soit avec un Iaï-To (copie de sabre à lame non tranchante), et sous la direction d'un expert. Il est idéalement pratiqué sur parquet, et ne nécessite pas de trouver un partenaire.

 

Le KEN-JÜTSU a donné naissance au KEN-DO (escrime sportive, très populaire au Japon, que l'on pratique avec une armure et un Shinaï, sorte de sabre d'entraînement en lames de bambou assemblées et revêtues d'une ganse en cuir).

L'étude réaliste des techniques d'escrime ne peut se concevoir à l'aide de véritables sabres dont la lame est tranchante comme un rasoir, même avec des protections. Les écoles d'escrime ont donc toujours utilisé le sabre de bois (BOKEN ou BOKUTO) ou de bambou (SHINAÏ) pour mettre deux partenaires en situation d'étude. Instrument d'apprentissage, le BOKEN reste toutefois une arme véritable que l'on doit manier avec précaution.

L'Aïkido de Me UESHIBA faisait un usage extensif du BOKEN, soit arme contre arme (BOKEN ou JO), soit à mains nues contre un adversaire armé.

On peut dire que Me UESHIBA a "incorporé" le BOKEN dans son art, lui donnant une signification particulière, et le maniant d'une façon distincte de celle des écoles traditionnelles qu'il avait fréquentées. On parle ainsi de l' "Aïki-Ken-Jütsu ", c'est à dire des techniques de Ken rapportées à la pratique de l'Aïkido.

Les élèves directs de Me UESHIBA comptaient également des experts en Ken, provenant d'écoles ou de traditions diverses. C'est ainsi qu'il n'y a pas de pratique unifiée du Ken dans le cadre de l'Aïkido, mais que sont néanmoins reconnaissables quelques grands "courants" dans la diversité des enseignements. Tous les experts véritables savent manier, et utilisent dans leur enseignement, le BOKEN et le JO.

Le JO est un solide bâton d'environ 1,30 m. de long. Il remplace la lance traditionnelle, beaucoup plus longue et difficile à manier. Simple bâton, c'est également une arme redoutable dans des mains expertes.

Comme pour le KEN, il existe des écoles traditionnelles qui n'enseignent que l'art du JO (ou : JO-DO). Le fondateur de l'Aïkido a également "incorporé" nombre des techniques de base de ces écoles dans son art. On parle également d'"Aïki-Jo" pour les techniques spécifiques qu'il a mises au point.

L'Aïkido utilise le JO arme contre arme, mais enseigne également comment se placer à mains nues face à une personne armée d'un JO. Ou bien encore : muni d'un JO face à une personne qui cherche à vous en désaisir.

 

La pratique du KEN et du JO sont de grande valeur dans l'apprentissage de l'Aïkido : les notions d'intervalle et de vitesse relative (Ma-Aï), de tempo (Hyoshi), de lignes et de trajectoires d'attaque (Hassuji), les déplacements de corps (Taï-sabaki) n'ont pas le même sens dès que les deux partenaires sont séparés par la distance des armes : la "mise en harmonie" est plus difficile qu'à mains nues. Le niveau de danger relatif est également plus élevé, appelant un plus haut degré de concentration, d'attention, de présence à l'autre et de sens du respect. Les armes exigent engagement véritable dans l'attaque, résolution dans la défense et par dessus tout une attention très soutenue. Enfin, la signification de certaines techniques à mains nues ne peut être véritablement saisie, en profondeur, que par l'expérience des armes.

Le maniement fluide et précis du KEN et du JO s'obtient par la pratique d'exercices à caractère répétitif appelés SUBURI (coupes avec le KEN, frappes avec le JO, et coups d'estoc avec les deux).

Les SUBURI se pratiquent en groupe, de façon rythmée, dans le cadre du Dojo, et peuvent également être pratiqués individuellement dans tout lieu approprié. La rubrique SUBURI ci-après fournit quelques règles et conseils élémentaires.

Les deux armes ont donné naissance à des enchaînements-types à finalité mnémotechnique et que l'on peut pratiquer individuellement ou à deux : KUMI-JO, KATA, KUMI-TACHI. Les armes se pratiquent au mieux sur parquet, offrant une meilleure stabilité que sur les tatami, et bien entendu, se prêtent parfaitement à la pratique en extérieur, à ciel ouvert : une prairie, une clairière en forêt sont des lieux propices pour l'entraînement aux armes.

L'initiation au maniement du KEN dans le cadre de l'Aïkido passe par l'exécution répétitive d'exercices de dégainage, suivi d'une coupe et d'un rengainage du BOKEN dans la ceinture, effectués dans toutes les directions : il s'agit du BATTO-HO.

Le TANTO est utilisé pour apprendre à désarmer un agresseur muni d'un couteau. Bien qu'effectuée à l'aide d'un substitut de bois, l'étude des techniques contre TANTO appelle également la prise de quelques précautions particulières.

Dans tous les cas, les entraînements aux armes effectués en groupe dans les Dojos doivent être dirigés par des personnes suffisamment qualifiées.
             Tout comme le Bokken et le Tanto, le Jo (bâton) est un outil pédagogique permettant d'appréhender les notions de distance et de placement.

Il se pratique dans le cadre de l'Aïki-jo, soit individuellement sous forme d'enchaînements simples (kata) regroupant différentes manipulations de base du bâton et permettant d'exercer son habileté gestuelle, soit avec un ou des partenaires dans des phases de simulation de combat (kumi-jo).

Le bâton peut également être utilisé comme arme contre un partenaire à mains nues (jo-nage) ou au contraire comme moyen d'esquive sur une attaque à mains nues (jo-dori).

JO

 


Le Jo utilisé en Aïkido mesure 1,40 mètre. Son diamètre est indifférent pourvu qu'on l'ait bien en  mains. C'est une arme simple, primitive. Sa manipulation est liée à sa structure: un corps cylindrique et deux extrémités.

Elle est apparentée à celle du Yari (lance) et du Naginata (fauchard).

On trouve donc des mouvements d'estoc (piquer avec la pointe de la lance), de grands mouvements circulaires de  taille (couper avec la lame du fauchard), des frappes, des fauchages et des blocages avec la hampe de l'arme.

Une autre particularité du Jo est sa parfaite symétrie. Sa section est circulaire: il n'est donc pas nécessaire de l'orienter pour frapper, contrairement à une coupe avec une lame qui doit avoir un angle d'attaque très précis. Ses deux extrémités sont équivalentes: une simple bascule de 180° permet d'avoir la même efficacité dans un coup d'estoc (tsuki).

Enfin de cette symétrie émerge le principal intérêt de l'Aïki-jo: le placement des mains qui glissent continuellement sur la longueur du bâton en parfaite opposition et complémentarité pour pousser ou faire tourner l'arme. Cette pratique développe la coordination et le centrage de la gestuelle propre à l'Aïkido, origine d'une véritable efficacité.

 

KEN

 

 

Le Ken est le sabre, l'arme du Samouraï, le reflet de son âme, le garde de son corps.  En aucun cas, le Samouraï ne se sépare de son Ken.

Dans la pratique, nous utilisons une arme de bois, le Bokken, qui est l'image du sabre.
O'senseï a beaucoup travaillé pour intégrer l'art du sabre dans l'Aïkido. Son fils Kisshomaru UESHIBA a écrit dans "L'esprit de l'Aïkido": la voie de l'Aïki et la voie de l'épée sont intimement liées au niveau des principes de base des mouvements et des méthodes.

En apparence, elles sont radicalement différentes dans la mesure où l'Aïkido se pratique à mains nues, tandis que l'art de l'épée utilise une arme, mais, si l'on dépasse la surface des choses, de nombreux points communs peuvent être notés.
La pratique du Ken en kumi tachi nous apprend énormément, tant sur le placement que sur la position des mains.

Ainsi, de nombreux professeurs utilisent des exercices de Ken pour illustrer des techniques à mains nues.
La pratique en tachi dori nous apprend à gérer une distance plus grande qu'avec un Tanto, une attaque nettement plus dangereuse qui demande une vigilance accrue de la part des deux partenaires.

 

 

 

TANTO

 

 

 

 
Le Tanto, il s'agit d'une sorte de dague ou de poignard sans garde ne possédant qu'un seul tranchant.
Dans la pratique du Tanto dori, où seul uké est armé, les techniques demandent à tori de réagir sur des attaques de type tsuki, shomen ou yokomen avec beaucoup plus de vigilance que lors des techniques à mains nues.

Outre la distance légèrement plus courte par rapport à l'assaillant, il lui est absolument nécessaire de contrôler un tranchant qui est coupant. De plus, les techniques varient  suivant le sens de tenue de l'arme.

La terminaison de la technique subit aussi un changement quant à la récupération de l'arme. En aïkido, le Tanto n'est pratiqué que sous la forme dori.

 


Histoire des Armes

Le JO ou bâton moyen

L'histoire du bâton moyen ou Jo est liée à une histoire des arts martiaux.

Un samouraï nommé Musô Gonnosuke connaissant l'usage des armes les plus diverses mais ayant une attirance toute particulière pour le bâton, avait longuement étudié la technique du Bo de l'école Katori puis de l'école Kashima, parcourait le Japon armé de son Bo, défiant les plus grands maîtres sans  jamais essuyer une défaite.
Sa renommée allait grandissant jusqu'au jour de sa rencontre avec Miyamoto Musashi.
Vainqueur de cette rencontre, Miyamoto Musashi laissa repartir Musô Gonnosuke.
Désespéré par cette défaite Musô chercha pendant des années la solution à cet affront tout en pensant à prendre sa revanche sur Musashi.
Il se rendit dans le Kyûshû au sud du Japon au sommet d'une montagne pour vivre une vie ascétique et y méditer.
Au cours d'une nuit se produisit l'illumination, il se mit aussitôt à fabriquer un nouveau bâton dans un bois très dur et d'une longueur beaucoup plus courte que le Bo.
Il le nomma " le Jo ".

Il avait compris que ce bâton plus court lui permettrait d'approcher son adversaire de plus près et de pouvoir toucher plus facilement les points vitaux du corps (Atémi).
Il codifia une série de douze mouvements de base et nomma sa nouvelle discipline " Jo-Jûtsû ".
Musô voulait prendre sa revanche, une nouvelle rencontre eut lieu.
Musashi jusqu'alors invaincu subit la seule défaite de sa vie et Musô Gonnosuke remporta la victoire, et à l'égal de Musashi il lui laissa à son tour la vie sauve.
Le Jo-Jûtsû était rentré par la grande porte dans la famille des arts martiaux ou il ne cessa de s'affirmer, en particulier durant l'époque Tokugawa.
Sa pratique resta secrète jusqu'à l'époque Meiji et c'est en 1955 que le Jo-Jûtsû perdit sa forme guerrière pour devenir un Dô, sous le nom de Jodô.

TANTO

Les armes de poing se divisent en trois catégories, en fonction d'une mesure japonaise, le shaku, qui correspond à 0,303 mètre.
Il y a tout d'abord la catégorie des daito, dans laquelle se range tous les sabres de plus de deux shaku, soit plus de 0,606 mètre de long.
C'est le cas des tachi, katana et autres.
Viennent ensuite les shoto, qui mesurent entre un et deux shaku; soit entre 0,303 et 0,606 mètre, et dans laquelle se rangent les wakizashi, sabre courts.
Enfin les armes de moins d'un shaku, soit moins de 0,303 mètre, ou nous avons les tanto.

Si l'appellation de tanto , ou poignard, est un terme général , ce mot est aussi utilisé pour les poignards dotés d'une garde semblable à celle des sabres.
Par contre les poignards dotés d'un fort bourrelet en guise de garde prennent le nom d'hamidashi, et ceux qui en sont totalement dépourvus sont des aïkuchi.
Généralement, plus la lame est courte, plus la courbure (sori) disparaît pour céder la place à des armes droites
Constitution des tanto.

Fabriquée par un maître forgeron (kaji) la lame des tanto était le plus souvent réalisée suivant la méthode muku-gitai, ou tsukuri, c'est à dire tout acier, d'un seul bloc et plus rarement en sandwich, comme celle des sabres. 
Suivant la finition et l'habillage, le tanto était doté d'un nombre de pièces variables.
La lame (yaïba) était dotée d'un tranchant (ha), d'une pointe (kissaki, ou boshi), d'un dos (mune), d'une soie (nagako), elle même dotée d'un trou destiné à la cheville de fixation (mekugi-ara).Le tranchant pouvait avoir qu'une partie trempée (yakiba).
Cette partie se distingue par la ligne de trempe (hamon) en forme de vagues.


La pratique: avec quoi?

L'Aïkido se pratique avec un aïkidogi, gi étant une tenue d'entraînement souvent appelée à tort kimono.

Il est composé d'une veste blanche plus ou moins matelassée et d'un pantalon blanc plus léger.

Comme dans la plupart des arts martiaux, on retrouve aussi la ceinture, nommée Obi, qui serre et ferme la veste.

 

A partir du 1° Kyu, le pratiquant est autorisé à vêtir une jupe-culotte traditionnelle portée autrefois dans le Japon féodal: l'époque.                      L’HAKAMA

 

L’hakama est le large pantalon que portait ordinairement le samurai. Il n'était pas conçu, comme on le prétend parfois, pour dissimuler les pieds ou donner l'illusion de flotter. En fait, le hakama était remonté dans la ceinture quand un affrontement devenait imminent, tout comme les manches du kimono étaient retenues par une longue bande de tissu, le tasuki.

L’hakama fut l'habit traditionnel des classes nobles durant toute l'histoire du Japon. C'est durant la période Edo qu'il prit la forme définitive en usage aujourd'hui. Le hakama est normalement porté dans la pratique des arts martiaux faisant partie de la tradition classique. Il est donc le symbole de leur noble hérédité.

 

Les sept plis du hakama symbolisent les sept vertus du budo, qui sont :

jin        (bienveillance, générosité)
gi         (honneur, justice)
rei       (courtoisie, étiquette)
chi       (sagesse, intelligence)
shin    (sincérité)
chu     (loyauté)
koh     (piété)

  



« Nous retrouvons ces qualités chez le samurai d'antan. Le hakama nous incite à refléter la vraie nature du bushido. Le port du hakama symbolise les traditions qui se sont perpétuées de génération en génération. L'aikido étant issu de l'esprit du bushido, nous devons nous efforcer dans notre pratique de polir les sept vertus traditionnelles.» (Morihei Ueshiba)

Tombant jusque sur les chevilles, de coupe ample et pratique, le Hakama laisse une grande liberté de mouvements tout en masquant les déplacements dont il embellit la fluidité et la rondeur.

Il remonte au niveau des lombaires par un petit dossier rigide( Koshi Ita) qui aide a un bon maintien du dos et à un bon placement des hanches.

Les couleurs sont noir ou bleu ou encore blanc en Iaido, le blanc étant le symbole de la pureté et la couleur de la fleur de cerisier (Sakura).

Le Hakama est normalement exigé pour la pratique des arts martiaux faisant partie de la tradition classique. Il est donc le symbole de leur noble hérédité.

Ses plis ont une signification religieuse pour les japonais. Les deux plis à l'arrière dérivent d'un verset d'un mythe japonais.

D'après cette histoire, à l'époque de l'unification nationale du Japon, les Dieux de la guerre aidèrent le Dieu du soleil (le plus important des Dieux japonais) et travaillèrent ensembles pour gérer une nation en n'utilisant que leur dignité, et sans recourir à l'usage des armes. Chacun des plis représente un Dieu de la guerre, nommés Take-Mizazuchi-no-Kami et Futsu-Nushi-no-Kami. Le Koshi-ita, qui rassemble les deux plis, représentent le Dieu du soleil, Amaterasu-Omikami. Dans son ensemble, cela représente le concepte de Wa (harmonie).

Les cinq plis à l'avant représentent les cinq principes qu'une personne doit posséder: Jin (l'affection), Gi (la vertue), Reï (la courtoisie), Chi (la sagesse), et Shin (la sincérité). 

 

Revêtir ou plier son hakama se fait selon des règles bien précises.

Enfin, accessoirement, on peut se munir d'une paire de zori afin de circuler entre le dojo et les vestiaires.

 

 

 

 

COMMENT NOUER LA CEINTURE ?

 

 
par double noeud plat, utile en l'absence de hakama

 

1. Faire deux tours
et passer devant

 

  


2. Glisser le pan extérieur vers le haut

 

  

 


3. Rabattre ce pan vers le
                 bas

  

 


4. Faire un tour avec l'autre pan

  

 

 


5. Remonter par devant

  

 


6. Repasser dans la boucle et serrer

 
Comment Plier son HAKAMA

 

Hold the koshi-ita under the chin, and the front of the hakama with your left hand. Move the gusset to the right with your right hand.

 

 
Back of hakama                    

 

 

 

 

 
Lie the hakama front down on the floor with the right hand side 2 cm over the left, and straighten out all the wrinkles.

 

 

 

 

Take the koshi-ita with the right hand and flip the hakama over by securing the bottom of the hakama to the floor with the left hand. The back should be on the floor with the front facing up.

 

  Fold the left and right sides 10 cm into
  the middle.

  

 


Fold three or four times from the bottom.

 

Turn the hakama over so that the koshi-ita
 is facing up.

 

 

 

Fold the cords (himo) into four and cross
them diagonally.

 

  

 


Feed the two back cords over and then
 under the crossed front cords.

 

 

Thread the back cords back down and
under where they crossed over the front cords.

 
Arrow on right side points to back cord.

 

Pull the left cord up and move it down
to the diagonal right and thread it through
 the loop where
the right back cord is wrapped around the front cord.

 

 

Do the same for the right side.

  

 


          Completed folding of the hakama.

 

 Précautions à prendre lors de l'entraînement.

Texte de Morihei Ueshiba.

 

1. Le but originel du bujutsu est de tuer l'ennemi d'un seul coup ; toutes les techniques peuvent donc être mortelles, respectez les directives de l'instructeur et ne combattez pas en force.

2. Le bujutsu est un art dans lequel on apprend à combattre seul contre la multitude. Il est donc absolument nécessaire de s'entraîner toujours avec l'esprit attentif et le corps en alerte, prêt à recevoir les adversaires venus des quatre et des huit directions.

3. Entraînez-vous toujours d'une manière pleine de feu et de joie.

4. L'instructeur ne peut communiquer qu'une petite partie du savoir ; ce n'est que par un entraînement incessant que vous obtiendrez l'expérience nécessaire pour pénétrer les mystères. Votre étude désormais ne doit pas chercher à retenir un grand nombre de techniques différentes. Une par une, appropriez-vous-chacune d'elle.

5. Dans l'entraînement de chaque jour, débutez avec des exercices de base qui fortifieront votre corps, sans excès. Sacrifiez les dix premières minutes à vous échauffer et il n'y aura ainsi aucune crainte de blessure, même pour les personnes âgées. Amusez-vous en vous entraînant et efforcez-vous de comprendre la justesse de ce que vous avez entrepris.

6. L'entraînement au Bujutsu consiste à nourrir le yamato-damashii et à forger son propre caractère. Les techniques martiales sont transmises d'un homme à un autre sur la base d'une relation individuelle et ne doivent pas être divulguées sans discernement et à tout public. Des secrets d'une telle nature ne doivent pas être détournés pour servir des intentions mauvaises.
Les suburis

Exécutez les mouvements de la manière la plus ample possible.

Veillez à ce que les mouvements ne soient ni hachés, ni saccadés.

La prise d’un sabre ou d’un Jo est d’une importance primordiale

ni trop dur, ni trop mou.

Un maître de sabre disait :

Tenez votre sabre comme si vous teniez un oiseau :
serrez trop fort et vous le tuerez, tenez trop mollement et l’oiseau s’envolera.

 

Restez souple et détendu sans sombrer dans une laxité physique et mentale.

Trop crispé et la fatigue apparaîtra rapidement (avec les ampoules aux mains).

Vos épaules seront les meilleurs juges : crispations, raideurs, crampes sont le signe d’un mauvais travail. Les SUBURI ne durcissent pas le corps, ils l’assouplissent. Ils doivent le purifier.

 

Cherchez la précision, le contrôle, la forme exacte et un rythme harmonieux. La puissance seule ne permet pas d’acquérir la maîtrise du sabre.

 

La répétition machinale ne donnera qu’un résultat machinal. C’est avec une attention constante et soutenue que votre travail donnera des résultats réels d’une plus grande valeur. La répétition est une nécessité absolue, mais seule la qualité de l’esprit lui reconnaîtra sa valeur.
Si les SUBURI vous durcissent, arrêtez un certain temps et remplacez-les quotidiennement par des exercices respiratoires ou par la méditation. Lorsque vous aurez une idée plus claire et plus précise de votre travail, recommencez.

 

Une autre forme de SUBURI doit être pratiquée : TANREN-UCHI (SUBURI en frappant sur un objet : fagots, pneu, etc.). Ne pas oublier qu’un coup frappé n’est pas un coup tranchant.

La capacité de couper se développe par la pratique de TAMESHI GIRI (coupe de cibles) et nécessite l’emploi d’un véritable sabre. Cet exercice requiert une grande maîtrise et est généralement réservé aux experts.

En effet, une mauvaise coupe risque de détruire une lame, voire de la casser. Dans tous les cas, TAMESHI GIRI s’exécute sous la direction d’un expert au sabre.

 

Savoir manier un Bo-ken n’implique pas que l’on sait manier le sabre.

Par contre, l’inverse est vrai : si on sait manier le sabre, on sait manier un Bo-ken. Savoir manier un sabre ne veut pas dire simplement connaître quelques mouvements.

 

10 SUBURI bien faits ont plus de valeur que 1000 mal faits.

 

 

TECHNIQUES

 

Saisies
Frappes
Saisies arrières (Ushiro waza)


TECHNIQUES
Immobilisations de base (osae waza)

 

 

 

Projections de base (nage waza)



                    Appellations génériques

                                    

Frappes


Positions

 


                    Tachi waza : les deux partenaires sont debout.

 

                  Hanmi hantachi waza : Uke est debout, Tori à genoux.

 

                   Suwari waza: les deux partenaires sont à genoux.

 

TRAVAIL A MAIN NUES CONTRE ARMES

 

Tanto dori : travail à mains nues contre couteau.

Jo dori : travail à main nues contre bâton.

Tachi dori : travail à mains nues contre sabre.

 

                            TRAVAIL AVEC ARMES

     Ken : les deux partenaires sont munis d'un sabre.

     Jo : les deux partenaires sont munis d'un bâton.

                             FORMES DE TRAVAIL

 

     Kaeshi waza : techniques de contre-prises.

     Henka waza : enchaînement et variations.

     Jyu waza : travail libre.

     Ippan geiko : pratique sous la forme usuelle.

 

     Ju no geiko : pratique souple.

 

     Go no geiko : pratique avec plus de fermeté de la part de Uke.

 

     Kakari geiko : pratique contre plusieurs partenaires qui attaquent successivement.

 

Terminologie

Salutation

Avant la pratique Onegaï shimasu       Je vous en prie
Après la pratique  Dõmo arigatõ gozaimashita
merci (forme polie)

Position
Devant                                               Omote
Derrière                                  Ura

Droit                                       Uchi
Gauche                                  Soto

Intérieur                                  Migi
Extérieur                                 Hidari

Devant, Positif                        Mae
Derrière, Négatif                     Ushiro

 

Matériel

Sabre                                     Ken
Sabre en bois                         Bokken
Bâton                                      Jo
Poignard                                 Tanto

Savate                                    Zori
Tenue d'entrainement            Keikogi

 

Formes d'attaques

Saisie du poignet                                           Katatedori
Saisie du poignet opposé                              Kosadori
Saisie de l'épaule                                          Katadori
Saisie de l'avant-bras à deux mains                         Morotedori
Saisie du keikogi au niveau de la poitrine      Munadori
Saisie des deux poignets                              Ryotedori
Saisie du keikogi au niveau du coude           Sodedori
Saisie du revers de la manche                     Sodeguchidori

Coup de poing                                               Atemi
Coupe droite                                                  Shomenuchi
Frappe latérale                                              Yokomenuchi
(généralement au niveau de la tempe)

Compter en japonais

 

1     ICHI          11  JYU ICHI               21   NI JYU ICHI

2     NI 12  JYU NI                   22   NI JYU NI

3    SAN          13  JYU SAN  23   NI JYU SAN

4    SHI            14  JYU SHI                24   NI JYU SHI

5    GO            15  JYU GO                25   NI JYU GO

6    ROKU       16  JYU ROKU           26   NI JYU ROKU

7    SHICHI      17  JYU SHICHI          27   NI JYU SHICHI

8    HACHI       18  JYU HACHI           28   NI JYU HACHI

9    KYU          19  JYU KYU  29   NI JYU KYU

10  JYU           20   NI JYU                  30   SAN JYU

31   SAN JYU ICHI

 

Préparation générale au début d'un cours :              Jumbi-Undo

Exercices éducatifs individuels :                   Tandoku-Undo

assouplissement des poignets :       Te-Kuki-Junan-Undo
exercices sur les postures :                          Shi-Seï
création de puissance :                                 Kokyu-Undo
mouvements de mains :                               Te-Sabaki
mouvements tournants du corps :                Taï-Sabaki
entrée dans l'attaque :                                   Irimi
pivot sur place :                                             Taï-No-Henka
pivot et effacement du corps :                       Tenkan
entrée suivie de pivot et effacement :           Irimi-Tenkan

chutes, brise-chutes :                                               Ukemi
en avant :                   Mae-Ukemi
en arrière :                  Ushiro-Ukemi

Exercices éducatifs avec partenaire(s) : So Taï Undo

Assouplissement des articulations :             Ju-Nan-Kyo-Ka-Ho
Harmonisation avec la force du partenaire : Ki-Awase
Création d'énergie avec le partenaire : Kokyu-Ryoku-Yosei-Ho

Les notions fondamentales à parfaire au cours de la pratique

SHI-SEI : posture, attitude en général
KAMAE : garde, manière de se présenter face à une attaque
KI-RYO-KU : énergie, puissance vitale
SEISHIN-JOTAÏ : état mental
METSUKE : regard
ARUKIKATA : marche
TAÏ-SABAKI : déplacement/placement
KOKYU : respiration, «souffle»
KOKYU-RYOKU : coordination puissance et rythme respiratoire
SOKUDO : rapidité
KO-RYOKU : efficacité
REI-GI-SAO : étiquette
NICHIJO-NO-TAIDO : attitude dans la vie quotidienne
KOKORO-NO-MOCHI-KATA : contrôle des émotions, coeur
MA-AÏ : distance, ou encore : espace/temps

Classification en fonction de l'attitude de départ :

TACHI-WAZA : techniques à partir de la station debout.

HANMI-HANDACHI-WAZA : techniques à partir de la position assise (Seiza) face à un adversaire debout.

SUWARI-WAZA : techniques à partir de la position assise (Seiza) pour les deux partenaires.

 

 

Glossaire des principaux termes employés
en Aïkido et dans les arts martiaux

 

AI : Harmonie, union., unification, rencontre.
ARIGATOO : Merci.
ASHI : Pied, jambe.
ASHI BARAI : Balayage (des jambes).
ATEMI : Coup porté théoriquement à des endroits vitaux du corps humain.
AYUMI ASHI . Déplacement en pas de marche normale, une jambe après l'autre.

BATTO JUTSU : Art de dégainer le sabre (forme ancienne
                        de IAIDO).
BO : Bâton long (1,80 m).
BOJUTSU : Art ou bien technique du bâton.
BOKKEN : Sabre de bois.
BOKUTO : Sabre de bois.
BUDO : Voie de la guerre, art martial.
BUSHI : Guerrier, samouraï.
BUSHIDO : Code d'Honneur des BUSHI.

CHUDAN : Niveau moyen,
CHUDAN TSUKI : coup de poing  hauteur abdomen-plexus.
DAN : Degré, grade.
DEAI : Prise de contact, premier temps de la technique (litt. :
s'harmoniser en allant vers...)
DO : Voie.
DOJO : Lieu où l'on étudie la voie, salle de pratique des arts martiaux.
DOZO : Je vous en prie, s'il vous plaît.
DOSHU : Littéralement, le Maître de la voie, représentant suprême (technique et spirituelle) de l'art.

ERI : Col.

GEDAN : Niveau bas.
GERI / KERI : Coup de pied.
GI : Tenue d'entraînement appelé à tort KIMONO -
KARATE GI : tenue de KARATE.
GI : La technique, l'habileté (cf. "SHIN, GI, TAI").
GO NO GEIKO : Entraînement fort.

HAKAMA : Jupe culotte traditionnelle portée dans tous les BUDO classiques.
HANMI : Position asymétrique de base d'Aïkido : un côté en avant.
HARA : Le ventre, considéré comme centre vital.
HENKA : Changement (de posture sans bouger les pieds).
HENKA WAZA : Variations, enchaînements.
HIDARI : Gauche.
HIJI : Coude.
HIZA : Genoux.

IAIDO : Voie du sabre (voie du sortir du sabre).
IAITO : Sabre factice d'entraînement au IAI.
IRIMI : Point fort de l'AIKIDO, c'est l'action d'entrer droit sur l'adversaire tout en esquivant, action très positive. Presque tous les mouvements d'AIKIDO utilisent le IRIMI et au paroxysme du IRIMI : TENKAN.

JO : Bâton utilisé en Aïkido (1,28 m).
JODAN : Niveau haut.
JOSEKI : Mur d'honneur d'un dojo.
JU : Souplesse.
JUDOGI : tenue de Judo,
JUKEN JUTSU : Art de la baïonnette.
JU JUTSU / JIU JUTSU : Art de la souplesse, anciennes méthodes de combat d'où sont tirés certains arts martiaux modernes.
JU NO GEIKO : Entraînement souple.
JU WAZA : Travail libre.

KAMAE : Garde, posture.
KAMIZA : Place d'honneur du Dojo vers laquelle les saluts s'effectuent et où se trouvent généralement le portrait de O SENSEI et/ou un temple Shinto, et/ou une calligraphie.
KAITEN : Rotation, mouvement giratoire.
KARATE : Art martial bien connu, de KARA : vide et TE : mains.
KATA : Formes imposées, ensemble de mouvements stylisés.
KATA : Epaules.
KATAME WAZA : Techniques de contrôle qui sollicitent en général les articulations.
KATANA : Sabre japonais.
KAI : Association, groupement, école.
KAKARI GEIKO : Forme de travail en continue où le partenaire attaque sans
 arrêt (avec un ou plusieurs adversaires).
KEIKO : Pratique, répétition, entraînement.
KEIKO HO : Formes de pratique.
KEMPO : Sorte de KARATE chinois (SHORINJI KEMPO).
KEN : Sabre.
KENDO : Escrime japonaise qui se pratique avec des sabres de bambou ou SHINAI.
KENSEN : Ligne imaginaire reliant les deux partenaires et où se situe l'action (litt. : ligne des sabres).
KESA GIRI : Action de couper en biais et de haut en bas.
KI : Fluide vital, énergie cosmique.
KIAl : Cri, souffle ou bien impulsion.
KI MUSUBI : Liaison entre les deux partenaires (litt. : nœud du Ki).
KIRI : Coupe (de KIRU : couper).
KOBUDO : Arts martiaux anciens.
KOKORO : Mentalité, cœur et esprit.
KOSHI : Hanches.
KOTE : Poignet.
KUMI : Groupe KUMI TACHI : Travail du sabre à deux.
KUMI JO : Travail du bâton à deux.
KOKYU : Respiration, échange, alternance de temps pleins et vides, rythme, coordination.
KOKYU HO : Exercice de KOKYU.
KOKYU RYOKU : Force développée grâce à une bonne utilisation de KOKYU.
KUBI : Cou.
KYU : Grade que l'on décerne avant les DAN.
KYUDO : Voie du tir à l'arc.

MA : Intervalle, distance, relation (entre les deux partenaires).
MA-AI : Gestion de la distance, de la relation.
MAE : Devant.
MAE GERI : Coup de pied direct de face.
MAWASHI GERI : Coup de pied circulaire.
MICHI : Voie, DO.
MIGI : Droite.
MUNE : Poitrine. MUNE DORI : saisie du revers.
NAGE : Celui qui fait la technique
                        (appelé aussi TORI ou SHITE).

NAGE WAZA : Techniques de projection.
NAGINATA : Sorte de hallebarde recourbée, fauchard. Le NAGINATA est également un art martial pratiqué principalement par les femmes.
NANAME : En biais.

OMOTE : Positif, devant, endroit.
ONEGAI SHIMASU : Phrase que l'on prononce lorsque l'on salue quelqu'un et qui signifie littéralement : je vous fais une requête, soit : s'il vous plaît.
OSAE WAZA : Techniques de contrôle, ex : IKKYO.
O SENSEI : Lin : Grand Maître, désigne le fondateur, Morihei Ueshiba.

RANDORI : Travail libre et continu.
REI : Salut.
REISHIKI : Etiquette, règles de comportement dans le Dojo.
RITSU REI : Salut debout.
RYU : Ecole (dans les arts martiaux).

SAMURAI : Guerrier; membre de la classe militaire à l'époque féodale.
SANKAKUTAI : Position de garde, les pieds à angle droit de façon à ce que les lignes talon-orteils forment un triangle.
SEISHIN : Esprit. BUDO SEISHIN : esprit BUDO.
SEIZA : Position à genoux, assis sur les talons.
SENSEI : Professeur, enseignant ou toute personne que l'on respecte beaucoup.
SHIAI : Compétition.
SHIHAN : Professeur de très haut grade. Grand Maître.
SHIHO GIRI : Action de couper dans les quatre directions (SHIHO = 4).
SHIN : Esprit, cœur.
SHINAI : Sabre composé de 4 lamelles de bambou utilisé en KENDO.
SHIN GI TAI : Union du mental, de la technique et du physique : idéal recherché.
SHINTO : Religion fondamentale du peuple japonais.
SHISEI : Attitude, posture correcte.
SHITE : Celui qui fait la technique
            (appelé aussi TORT ou NAGE).
SHIZENTAI : Position naturelle de base.
SHODAN : Premier DAN (DAN du débutant).
SHOMEN : De face.
SODE : Manche.
SOKUMEN : De biais.
SOTO : Extérieur.
SUMO : Lutte japonaise.
SUBURI : Exercice individuel de coupes répétitives au Ken.

TAI : Le corps.
TAI JUTSU : Techniques de combat à mains nues.
TAI SABAKI : Déplacement du corps (souvent combinaison de "Irimi-tenkan").
TAISO : Gymnastique, éducatif, échauffement.
TAMBO : Bâton court.
TANTO DORI : Techniques contre couteau.
TATAMI : Natte épaisse de paille que l'on trouve dans les maisons japonaises et dans les DOJO ; par extension le tatami du DOJO.
TE : Main.
TEGATANA : Tranchant de la main.
TEKUBI : Poignet.
TENKAN : Déplacement en pivot autour du pied avant.
TE NO UCHI : Intérieur de la main.
TORT : Celui qui fait la technique (appelé aussi NAGE ou SHITE).
TSUGI ASHI : Déplacement en glissant les pieds sans passer une jambe devant l'autre.
TSUKI : Coup direct et de face (poing, sabre ou bâton).

UCHI : Intérieur.
UDE : Bras.
UKE : Celui qui attaque et qui chute.
UKEMI : Chute.
URA : Négatif, extérieur, revers, partie cachée.
USHIRO : Arrière.

WAKA SENSEI : Fils du Maître, littéralement : jeune Maître (ne s'emploie que lorsque le Maître est encore vivant).

YARI : Lance.
YOKO : Côté.
YOKOMEN : Côté de la tête.
YUDANSHA : Pratiquant titulaire d'un grade DAN.
YUMI : Arc japonais.

ZANSHIN : Attitude de contrôle et de vigilance qui suit l'exécution d'une technique.

ZAREI : Salut à genoux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10-avr-09 11:19